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Actualités hippiques

La course trop mauvaise pour être exacte

27/06/2011


Le cheval est un être vivant, avec ses caprices, ses pics de forme, ses humeurs… Et même si le sport favori des turfistes consiste à faire le papier, comprenez à évaluer les chances de chaque concurrent en prenant en compte les performances passées, il arrive que la logique qui résulte de ce raisonnement ne se confirme pas sur le terrain.
Pour autant, le raisonnement en question était-il faux ? Bien sûr, le turfiste peut avoir mal pris en compte un paramètre (distance, état du terrain…), mais il peut aussi arriver que notre concurrent ait tout simplement montrer ce que l’on appelle du caractère, comprenez qu’il ait délibérément choisi, de son propre chef d’être vivant, de mal courir ce jour-là. Dans le jargon hippique, on dit alors que sa course est « trop mauvaise pour être exacte », c’est-à-dire qu’elle ne reflète pas la valeur du cheval, toujours capable de bien se classer dans un lot comparable quelques jours plus tard. Vous retrouverez ainsi cette expression dans un pronostic, le journaliste l’utilisant pour argumenter le fait qu’il retienne un cheval malgré un mauvais résultat dans un passé récent. En fait, tout est une question de nuance. Quand un cheval que l’on estimait pouvoir terminer dans les trois premiers termine 6-8e, on estime qu’il s’essouffle et qu’il perd sa forme, qu’il faudra attendre qu’il l’ait retrouvée avant de le rejouer. En revanche, pour la même espérance, le voir terminer bon dernier à distance du peloton montre un réel déni de courir.
Cela peut être dû à un incident de course, à un mauvais départ, à une indigestion du jour même, au déplacement en camion qui a précédé la course qui a pu être inconfortable, à une guêpe… Allez savoir !
Vous-même, travaillez-vous toujours avec le même entrain ? Pour autant, votre potentiel n’est-il pas toujours le même ? Il en est de même pour ce cheval dont « la dernière sortie est trop mauvaise pour être exacte ».